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Certification phytosanitaire : les premiers audits de suivi sont lancés

Un an et demi après la délivrance de l’agrément, les applicateurs de produits phytosanitaires doivent désormais passer le premier audit de suivi. Comme souvent, ces mesures révèlent une complexification administrative supplémentaire…

Paris, le 24 novembre 2014 : Les premiers rendez-vous pour l’audit de suivi de la certification phytosanitaire ont été pris entre les 10 000 applicateurs certifiés et agréés et les organismes certificateurs. En effet, la réglementation prévoit un audit de suivi de l’activité 18 mois après la date de la certification délivrée par l’Organisme Certificateur (avec un délai de plus ou moins 4 mois). Au-delà de cette limite, l’agrément de l’applicateur est suspendu.

Ce délai de 18 mois correspond à un cycle complet de travaux au cours duquel l’applicateur a mis en application les exigences de traçabilité. Ainsi, depuis plusieurs mois, l’enregistrement des données a fortement mobilisé les entrepreneurs confrontés à l’inadaptation des formulaires à leurs pratiques. « Les efforts réalisés par les entrepreneurs doivent aller de pair avec une réduction du temps de saisie informatique grâce à des applications informatiques de gestion opérationnelles. Au lieu de cela, nous faisons du « remplissage » de papiers », constate avec amertume Gérard Napias. En effet, certains applicateurs sont encore contraints d’enregistrer sur le papier puis de saisir informatiquement les travaux réalisés. « C’est une réelle perte de temps pour les applicateurs qui se sont pourtant engagés en nombre dans la certification », déplore Gérard Napias, président de la FNEDT.

Les applicateurs cherchent à optimiser l’organisation des chantiers d’application, de préparation de la bouillie et de nettoyage et à moderniser le stockage des produits et la gestion des déchets. Or, ils déplorent aujourd’hui les conséquences d’une nouvelle réglementation dont la priorité n’est pas de simplifier la vie des applicateurs mais d’encadrer strictement leur activité. « Nous souhaitons que la priorité soit donnée à l’innovation pour le respect des objectifs de traçabilité, de respect de l’environnement et de la santé sécurité des travailleurs et non à une réglementation contraignante et contre-productive », déclare Gérard Napias.

PULVE 2

 

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